La jubilation du dessin

 

Pour moi dessiner est un moyen de fixer cet instant d’une vision instable et fuyante.

 

Le dessin est une respiration première, naturelle, qui produit souffle et vie, geste et rythme.

 

« Je veux que mes tracés soient le phrasé même de la vie, mais souple, mais déformable, sinueux.»(1)

 

 

« Dans ce léger effleurement d’espace, dans cette percée de signes, dans cette sorte de lieu en gestation, l’œuvre future se constitue en se nourrissant de frottements, de mouvements, déchirures, bavures, écoulements, fractures, égratignures, coupures, griffures qui témoignent sur le papier d’un combat, d’une vitesse, d’une virulence de gestes, d’un foisonnement, d’une dispersion des touches qui l’organise en courants et en flux .»(2)

 

« L’art est ce qui aide à fixer de l’inertie » ; « dessiner la conscience d’exister et l’écoulement du temps. Comme on se tâte le pouls.»(3)

 

 

 

  1. Henri Michaux,Emergence-résurgences (1972),in œuvres complètes,Paris,Gallimard,coll. « La Pléiade »,2004,tome III,p.546.
  2. Clare Stoullig,in « invention et transgression,le dessin au XX siècle,cat.expo.,Paris,Edition du centre George Pompidou,2007,p.13
  3. Henri Michaux,Passages (1950.1963),in œuvres complètes,Paris,Gallimard,coll. « La Pléiade »,2001,tome II,p.371

 

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